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jeudi 21 avril 2016

2011 SUPPRIMONS LE SENAT



Les sénateurs perçoivent jusqu’à 15 000 € brut dont 6000 € d’indemnités de frais. Leur retraite est en moyenne, de 4400 € après avoir effectué un seul mandat électif.

Quand est sénateur est battu aux élections, il a droit à une indemnité « chômage » de 5542 € durant trois années.

Les salaires des employés du Sénat sont de l’ordre de 3000 € pour les gardiens, agents d’entretiens… et de 6000 € pour les chauffeurs !

Les salariés, comme les sénateurs, ont droit à bénéficier d’un prêt à un taux de 0 % !  152 millions d’euros de prêt sont ainsi en cours.

Cela reste une peccadille par rapport à la cagnotte amassée depuis 1945 grâce à des fonds attribués annuellement par les gouvernements successifs même si ces fonds ne sont pas, ni justifiés, ni dépensés !

Ce fond de réserve était abondé, en 2011, de 1.310 milliards d’euros !

Ce fond ne pourrait il pas utilement contribuer à résorber les déficits du budget de l’Etat ?

Rêvons un peu :
Si on diminuait le salaire des 577 députés, 343 sénateurs et 30 ministres de seulement 1000 € par mois, on effectuerait 950 000 € d’économies chaque mois et 11 millions d’euros chaque année !

SOURCE:
 Rapport d’information du 18 mai 2011 de la « commission spéciale chargée du contrôle des comptes et de l’évaluation interne sur les comptes du Sénat de l’exercice 2010 » (page 75)


2016 "Taisez vous Finkielkraut "


Des paroles et des actes... 22 janvier 2016 


Le bon peuple n'aura retenu que ce qui a fait le buzz, à savoir "Taisez vous  Finkielkraut " asséné par une jolie et souriante musulmane au monologue intarissable mais la réalité est toute autre.

 Cette charmante Wiam était en service commandé pour se "payer un juif". Mais cela personne ne vous l'expliqué une fois la supercherie dévoilée.   

    David Pujadas donne la parole à Wiam Berhouma, une prof d’anglais « de confession                       musulmane » et « encartée dans aucun parti », précise le journaliste.
Elle s’en prend vivement aux médias « qui traitent l’info de façon biaisée », puis qualifie notre philosophe de « pseudo-intellectuel », « vaseux » et « approximatif », histoire sans doute de ravir sa ministre de tutelle . Avant de conclure par un « taisez-vous Monsieur Finkielkraut »
Vous avez surement visionné le bref passage ou elle "mouche "Finkielkraut mais personne ne vous a indiqué que l’enseignante est membre des Indigènes de la République, un parti « antisioniste » accusé par l’hebdomadaire Marianne de racisme anti-blanc et de communautarisme.

Sa mission est accomplie.

2016 ERIC TABARLY





Il est habituel de railler le mutisme et la discrétion d'Eric Tabarly. Mon ami André Gentil, dans son livre "La mare aux gobies" relate, comme tant d'autres, sa première et seule conversation avec lui: "Il y a eu un long silence suivi d'une écoute polie, l'espoir d'un dialogue, de quelques paroles échangées sur sa victoire éclatante entre Le Cap et Rio... Impassible, Eric Tabarly écoute."
Pourtant, lors de l'une des rares fois où je l'ai côtoyé, j'ai vu de lui un tout autre visage.
Lors d'une escale à Jersey sur Pen Duick VI en compagnie de Pen Duick III que j'avais le privilège de skipper,en fin d'après-midi, les deux équipages se rendent au Yacht-Club en contournant les deux bassins. En passant devant l'hôtel "La Pomme d'Or", Kufra's trading, les vieux hangars jaunes vifs de "Norman" puis les deux shipchandlers, cela représente un bon kilomètre.
Les 15 équipiers devisent par petits groupes, Eric marche en compagnie de son ancien équipier lors de la Whitbread de 1973, Arnaud, alors en charge du Club Croisière Pen Duick à St Malo.
En montant l'escalier qui mène au bar du Yacht-Club, sur le palier, comme je le fais à chaque fois depuis des années, sur le palier,  j'admire presque religieusement la photo de Westward. Quelqu'un s'arrête à coté de moi pour la même raison.  Il s'agit d'Eric Tabarly.
Connaissant son intérêt pour les voiliers classiques, j'ose entamer alors la conversation sur des considérations techniques, en particulier sur l'échouage quotidien de cette goélette de 41 m au fond du bassin d'échouage lors des hivernages dans les années 30. Surement aussi, nous regrettons qu'à la mort de son propriétaire jersiais, H.Davis, elle ait été coulée aux Casquets le 14 juillet 1947 afin de respecter ses dernières volontés.
Au bar, nous rejoignons le groupe déjà attablé devant quelques pintes de Guiness et continuons notre conversation. Je me souviens qu'il me parle de Moonbeam III, propriété de F.Amiot, quasiment à l'abandon depuis des années au long d'un quai du bassin à flot de Cherbourg.
Sûrement aussi, j'ai osé lui faire part de mon admiration quand,  alors que, âgé d'à peine 12 ans en 1964, je dévorais son livre, "Victoire en solitaire" puis, durant les années suivante, je lisais assidument les récits de course de Pen Duick II puis toutes les victoires de Pen Duick III en 1967 dans la revue "Bateaux": Channel race, Fastnet, Sydney Hobart ...
En tout cas, notre conversation est sans temps mort, agréable, aux antipodes de l'image que j'en avais. A juste titre, il voyait sûrement en moi un passionné qui avait quelques connaissances. Le fait que je patronne Pen Duick III sans moteur, à la voile seule, a sans doute aussi contribué à ce qu'il me voit comme un marin, pas un simple admirateur parisien.
Il m'apprend que la dernière fois qu'il était en escale à St Hélier, c'était dans les années 60 avec Pen Duick II et ses équipiers granvillais : G.Petitpas, Lavat...
Puis, sur le retour, alors que les équipages allaient "faire un tour" in town center, pour acheter, qui des "Dunhill" ou des "Marlboro", qui du "Auchentochan" ou de l' "Aberlour" avant que "Voisin's", "Beghin's" ou "Mark's and Spencer "ne ferment; Eric, lui,  est parti seul marcher jusqu'à l'extrémité de la grande jetée, en passant par la plage, et après avoir contourné le fort Elisabeth, un lieu où personne ne se rend jamais.


2002 J'étais à AUSTERLITZ ... (Voyage en Pologne)

Lettre à D...
Voyager seul offre finalement beaucoup d’avantages. En particulier, ceux de devoir aller vers les autres et de ne pas avoir de contraintes horaires. Si tu m’avais accompagné, je n’aurais pas pris d’auto-stoppeurs ni récolté une multitude d’informations capitales : que les jeunes n’imaginent pas un instant que la Pologne rentrera un jour dans l’Union Européenne ; que 30 à 50 % des jeunes filles sont vierges le jour de leur mariage ; que le tarif d’une « relation inappropriée » est de 12 €...  Finalement, l’inconvénient principal est de manger seul au restaurant le soir.

Je voulais «  sentir le pays » dans l’optique de l’entrée dans l’Union Européenne en 2004. Mes objectifs sont atteints. Sur le plan de la découverte touristique, il aurait été préférable de consacrer une journée de plus à Prague, Cracovie et Gdansk ce qui permettait de mieux assimiler les 3600 km effectués en 7 jours.


Rencontres les plus insolites :
Une Rolls 1930 tractant une caravane.
         Un ramoneur en chapeau haut de forme en vélo par 31° ...

Moments les plus pénible :
Le palabre de 15mn avec la « policja » dans la forêt.
Le Bohémien à la frontière tchèque.

Moment le plus insolite :
Avoir été le dernier visiteur du musée d’Austerlitz.

Les surprises :
L’adaptation des entrepreneurs à la réalité économique.
Le nombre de superbes filles aux yeux clairs.
La qualité de la reconstruction des villes détruites.
La conduite routière des Polonais.

Les déceptions :
Seulement trois personnes rencontrées parlant français dont un Québecois !
A peine 3% des véhicules sont français. 3 Peugeot vues en 3 jours entre Prague et Gdansk ( 1200 km )
Le nombre de Mac Donald et de publicité Pepsi et Coca.
Le fait que la France apparaît bien loin à la plupart de mes interlocuteurs.
Le tarif des hôtels (Campanile : 3 fois plus cher qu’en France !)
L’atmosphère triste, résignée qui transparaît dans de nombreux endroits.




Mercredi  24 juillet 2002

FRANCFORT / PRAGUE 500 km

Arrivé à 7h01, frais et disco, par le train de nuit en provenance de Paris, je loue immédiatement une Clio et prend l’autoroute en direction de Prague via Nuremberg.

A la frontière tchèque, je prends en charge ma première auto-stoppeuse. Bulgare, 20 ans, sympathique, elle parle très correctement anglais et arrive du Festival d’Avignon ! Elle a vue pour la première fois la mer à Sête. Je suis son dernier chauffeur et l’emmène presque à son domicile de Pilsen où elle est étudiante.

A la sortie d’une aire d’autoroute située à une centaine de km de Prague, j’»embarque » Sandra qui a terminé sa journée et retourne à son domicile. Expansive, elle parle très correctement anglais pour avoir «travaillé» à Ibiza. Elle m’indique n’avoir pas eu un seul client de la journée et me raconte les difficultés de la vie en Tchécoslovaquie. J’ai oublié de préciser que Sandra est prostituée et compte tenu des questions qu’elle me pose sur la prostitution en France, j’imagine qu’il ne m’aurait pas été difficile de devenir proxénète...

J’arrive dans l’après midi à Prague à la pension Alex. J’effectue une visite trop rapide de la vieille ville, le Pont St Charles et ses dessinateurs, caricaturistes et artistes «internationaux». Je dîne très correctement en terrasse en face de l’horloge astronomique proche de la place Staromestské. Je remarque en particulier la qualité du mobilier des terrasses de restaurant, supérieure à ce que l’on trouve en France. L’architecture, les façades colorées des immeubles sont magnifiques. Prague mérite sûrement d’être qualifiée la plus belle ville d’Europe... après Paris et nécessite plus qu’une soirée de visite.


Jeudi 25 juillet 2002 Pragua / Krakow
PRAGUE / CRACOVIE 600 km

Pour me rendre en Pologne, je choisis de traverser la Tchécoslovaquie jusqu’à Brno par l’autoroute plutôt que de remonter directement vers le Nord-Est sur la Pologne et ses routes difficiles. Toujours beaucoup de Skoda poussives et aussi quelques Trabant.

En début d’après-midi, mon esprit curieux m’incite à m’arrêter sur une aire d’autoroute située sur une colline où je sais que le Général Murât a bivouaqué en 1805.

Il vous suffira de dire «J’étais à Austerlitz  pour que l'on vous réponde : Voilà un brave» . C'est par ces mots que Napoléon s'est adressé à ses grognards pour célébrer la victoire qui, comme tu ne l'as pas oublié, s'est déroulée le 2 décembre 1805 (en réalité, durant 4 jours sur un front de 15 km causant 24000 tués). Cette bataille laisse en tout cas les Tchèques totalement indifférents.

J’avais le choix pour me sustenter entre le Mac Do (2 € le Big Mac) et, à une centaine de mètres plus loin, un petit restaurant tchèque peu fréquenté. J’ai fait le bon choix. Restauration ordinaire mais décoration napoléonienne. Voyant mon intérêt, le patron m’entraîne à l’étage ou un employé retire un à un les soldats de plomb des maquettes représentant la célèbre bataille. J’ai été le dernier privilégié à visiter ce musée.

Peu après, le souvenir de mon année 1972 m’incite à avoir pitié des dizaines de soldats en uniforme qui font du stop à la sortie d’Olomuc. J’emmène les deux premiers qui baragouinent anglais. Nous arrivons à nous comprendre, ils sont à 80 jours de la « quille », l’un d’entre eux espère devenir chauffeur routier. Connaissent ils la France ? Rien ne me l’indique.

A la ville frontière, Ceski Tesin, je m’égare sur la voie réservée aux camions. Aussitôt pris en charge par un indigène excessivement serviable, il m’emmène à un poste frontière moins fréquenté situé en ville pour me faire éviter la file d’attente des voitures qui dépasse 2 km .

Pour le remercier, je vais changer des euros en zlotys. Je suis surpris par le taux de change indiqué sur la feuille du «cantor» et lui donne 100 Zl.  Il me demande 100 Zl supplémentaires pour le taxi, j’ai un peu de difficulté à me débarrasser de mon bohémien (nous sommes en Bohème) très attachant dans le style « bernique ». Après coup, je m’aperçois qu’il m’a intelligemment induit en erreur sur la valeur Zl / Euros. En une heure, il a gagné le salaire d’une infirmière pour 5 jours de travail soit 60 € !

Un peu fatigué, je trouve sans trop de difficultés l’hôtel Wista, situé au deuxième étage d’un gymnase situé au milieu de nombreux terrains de football ! Les chambres étaient précédemment destinées aux sportifs dans les temps anciens du collectivisme. Accueil nul et confort disons sportif mais 40 € la nuit quand même.

Promenade dans les rues animées de Cracovie, rues Szcepanska, Dunajewskiego, Czarnowiejska... à la recherche d’une bonne adresse du Guide du routard : le Chimera où je dîne dans une agréable cour intérieure au son d’un chanteur, puis je m’offre une glace ( 0,7 € ) en terrasse sur la place Rynek Grovny, où se trouve l’archevêché ou officia Jean Paul II. J’y constate (honnêtement, je l’avais déjà remarqué) que les jeunes Polonaises sont belles. Beaucoup mesurent 1,80 m, ont les yeux clairs, sont évidemment blondes et la mode cette année est manifestement au pantalon blanc en toile légère et au string. Par contre, elles portent des soutiens-gorge en « carton » semble t il...


Vendredi 26 juillet 2002  Kkrakow / Warszawa
CRACOVIE / VARSOVIE  300 km

Après une nouvelle promenade matinale agréable dans les rues piétonnes de Cracovie et une visite rapide du magasin Ikéa, direction Auschwitz à environ 50 km dans l’Ouest.

On a beau avoir visionné des dizaines d’images, la visite sur le terrain est impressionnante. La finesse de l’humour germanique est évidente sur le fameux portail en dessous duquel passait les déportés chaque jour: « le travail rend libre » est-il écrit. Je découvre que les «blocs» sont des bâtiments en brique d’un étage. Auschwitz est relativement petit, 30 bâtiments. Par contre, à 3 km de là, le camp de Birkenau est beaucoup plus impressionnant. C’est celui où les trains de déportés rentraient directement à l’intérieur du camp. Il mesure environ 3 km sur 3, et était composé de 300 baraques en bois alignées dont subsiste une trentaine...

Dans l’après-midi, sous la chaleur (30 à 32° à l’ombre), je prends la direction du nord vers Varsovie sur une route particulièrement dangereuse. Après une trajet un peu éprouvant sur une route à 4 voies dans une circulation intense par 31°, je trouve une chambre ou plutôt une cellule monacale à l’hôtel Logos ex Belfer, proche de la Vistule. Immeuble austère, ancienne résidence des maîtres d’écoles du régime communiste, transformé en hôtel de 400 chambres ! Je dîne d’un porc avec du riz au Stop Klatka, très correct et prix modique. Son jeune patron n’apprécie pas que le Guide du Routard précise que son établissement est « ouvertement friendly gay »... Hors de la ville historique entièrement détruite en 1944 et reconstruite, y compris les remparts en briques, les immeubles en béton de la ville me paraissent particulièrement austères.


Rouler en Pologne : 
La circulation routière mérite à elle seule un paragraphe particulier tant elle est surprenante. En ville, je n’ai jamais constaté le moindre embouteillage ni la moindre difficulté pour stationner. La circulation correspond à celle de Paris un dimanche matin...

Les conducteurs polonais sont plutôt corrects et courtois mais roulent très vite et au-delà des possibilités de leur véhicule. On sent, surtout chez les jeunes, le besoin de rouler plus vite que le voisin, de démarrer le premier au feu rouge, Leur admiration pour ma Clio neuve bleu métallisée équipée de jantes était évidente.

Le paysage routier est agrémenté de nombreux vendeurs de prunelles, cèpes, girolles... le long des routes forestières qui sont nombreuses, il n’est pas rare d’en voir 5 à 10 sur 1 km. Enfants, adultes, à coté de leur vélo ou de leur Fiat 126, ils attendent le client du matin à la nuit tombée ! Afin d’agrémenter le paysage, il y a aussi une prostituée de temps à autre, toujours en forêt (la prostitution semble ne pas exister en ville). Elles sont, en général, plutôt mignonnes. J’en ai aperçu des dizaines mais jamais une voiture s’arrêter ! Sur tous les ponts, manifestement la distraction consiste à regarder passer les voitures ; aussi bien pour les enfants que les adultes.

Le réseau routier correspond pour les meilleures routes «nationales» à nos mauvaises routes départementales d’il y a 40 ans ! Ensuite, les routes à deux voies importantes (Varsovie / Gdansk par exemple) comportent ce que l’on appelle une bande d’arrêt d’urgence qui est en réalité une voie destinée aux nombreux piétons et aux cyclistes. Dans la réalité, cette bande de 2 m sert surtout à rouler. En effet, un accord tacite veut que le véhicule le moins rapide  laisse passer le véhicule qui le double. Comme la circulation est intense, plutôt que d’avoir l’œil rivé sur le rétroviseur, les camions, Fiat 126 et autres roulent en permanence sur cette voie de droite.

Par sécurité, on comprend vite qu’il vaut mieux rouler sur cette voie. En effet, les conducteurs qui arrivent en face n’hésitent pas à doubler même si vous roulez à votre place sur votre voie normale, en spéculant que vous allez serrer à droite ! Mieux vaut donc ne pas être distrait.

J’ai assisté à plusieurs situations «chaudes» où deux voitures roulant en sens opposés doublaient simultanément. Cela passe, mais il ne doit guère y avoir plus de 30 cm entre chaque véhicule ! Il faut ajouter que les routes sont généralement déformées par une ornière longitudinale (5 à 10 cm parfois) correspondant aux roues doubles des camions et qu’elles comportent de nombreux carrefours où la vitesse est théoriquement limitée à 70 km/h. Faire demi-tour sur ce qui correspond à nos autoroutes est parfaitement admis. Des passages y sont aménagés sur le terre-plein.

Le véhicule le plus populaire est la Fiat 126. Il est fréquent d’y voir une famille de 4 voire 5 personnes s’y entasser et rouler à 100/110 km/h sous la canicule. L’autre voiture la plus répandue est la « Polonez », sorte d’hybride de Fiat et de Skoda construite en Pologne. Les voitures françaises sont rares. Je n’ai aperçu quelques Peugeot que dans le Nord de la Pologne. Une autre particularité est le nombre de voitures que l’on aperçoit le capot levé. Il est rare d’effectuer 10 km sans voir de véhicules en panne arrêtés sur le bas coté.

Les derniers agréments du paysage routier sont, de temps à autres,  quelques missiles, vestiges de l’UR.S.S,  mais surtout les nombreux crucifix fleuris qui jalonnent les routes et en particulier les carrefours... D’ailleurs, il ne s’est passé de journée où je ne passe quelques minutes après que ne ce soit produit un accident ( pas un accrochage). Le record à été entre Katovice et Varsovie où j’ai constaté trois accidents graves en 250 km ! Encore heureux qu’il faisait beau, je n’ose imaginer ce que cela produit par temps de pluie ou en hiver !


Samedi 27 juillet 2002   Warszawa /  Gdansk
VARSOVIE / GDANSK  340 km

Le matin, visite trop rapide de «l"intra-muros». Difficile d’imaginer que tous les immeubles ont été entièrement reconstruits après la destruction totale fin 1944 par les allemands avec la complicité bienveillante des soviétiques. Les remparts en brique en particulier. Le communisme à quand même des points positifs... De nouveau une circulation intense par 30 à 32°, mais cette fois sur une route à deux voies avec des files de voitures ininterrompues.

Du fait de la chaleur, je m’offre un hôtel climatisé, l’hôtel Hansa! Mais loin des 120 € annoncé par mon guide, les chambres sont proposées à 260 € ! Je négocie finalement à 100, ce qui constitue un excellent rapport qualité/prix. Il est situé directement sur les quais du port, en face d’un vieux cargo. Braderie sur les quais. Je mange à la terrasse du Pod Zurainen face au port d’un saumon au caviar, un steak et un dessert pour 12 €. Un formule 40 Jeanneau est amarré devant moi.


Dimanche 28 juillet 2002
GDANSK / GDYNIA / STETTIN 250 km

Gdansk est une ville magnifique. Je me promène au milieu d’un marché où les vendeurs d’ambre sont nombreux puis me dirige ensuite vers la station balnéaire voisine de Sopot. Les villas ressemblent un peu à celles de la côte normande. C’est Deauville avec le «pier« de Brighton, la température en plus. Plage de sable fin, calme plat, baigneurs...

A Gdynia, je recherche en vain un port de plaisance. J’y vois seulement le Dar Pormoza et le Class américa polonais... et rencontre aussi Christina qui parle correctement français pour avoir récolté des fraises dans la région d’Angers.

En direction de Stettin, je prends en stop Danuta que j’emmène à la station balnéaire de Leba . Elle rêve de se rendre en Irlande en tant que jeune fille au pair.

Sur une route de campagne déserte, par une chaleur accablante, je double un vélo dont le cycliste porte un chapeau haut de forme ! Je m’arrête et le prend en photo. C’est un ramoneur muni de son goupillon en bandoulière. Nous sommes à 10 km du premier village, la température est de 31°. Sur le bord de la route, j’achète ensuite deux paniers de girolles à trois jeunes qui jouent aux cartes.

Stettin n’offre aucun caractère touristique. Chambre à l’hôtel Ibis et dîner en terrasse au Sekstans. Tagliatelle au caviar, tiramisu et une bière pour 7,5 €.


Lundi 29 juillet 2002   Szczecin
STETTIN   ex Dantzig

J’entame ma journée de « travail » par une visite à la «town hall» voisine de l’hôtel. A la recherche d’un interlocuteur parlant anglais dans le hall imposant et après plusieurs tentatives infructueuses, j’engage la conversation avec un homme dans la quarantaine qui m’indique être le «seetlement» de B.M dont les bureaux sont à coté ! C’est une entreprise de 240 salariés, sous-traitante des chantiers navals de Stettin. Nous avons un entretien instructif où il me confirme que l’avenir du chantier est catastrophique pour les 6000 salariés de la construction navale. Nous envisageons une collaboration éventuelle. Il me sonde pour savoir si je pouvais les représenter auprès de chantiers français. Contact d’autant plus cordial qu’il m’indique avoir été champion d’Europe junior 470 en 1974 à Setubal...

En début d’après midi, je me rends au chantier naval et « tombe » à la réception sur un « project manager » qui me confirme que la construction navale est condamnée à cause de la concurrence allemande en particulier. Lui non plus ne croit pas à l’entrée de la Pologne dans l’Union Européenne...

Mission terminée, je vais finir l’après-midi en découvrant les plages situées à 100 km au Nord, à la frontière allemande. Après avoir enfin « admiré » trois voiliers de 8 m à Wolin, je découvre Miedzyzdroje. Nombreuses villas à l’architecture variée, campings, beaucoup d’arbres, très belle plage de sable fin agrémenté de coupe-vent en toile. Ambiance très familiale, mais aussi beaucoup de jeunes. Cela me fait beaucoup penser à ce que devait être Coutainville dans les années 1950; la digue, les marées et les paillottes en moins. En mieux, la température de la mer Baltique qui fait au moins 20° et le vent de nord-est de 15/20 nœuds à 26°.

Sur la route du retour en direction de Stettin, je croise une Rolls des années 1930 qui tracte une caravane ! Dîner d’un assortiment de viande trop copieux au B52, dans la rue piétonne qui ressemble un peu à la rue principale de Lisbonne, en moins belle. Bière Lech au sous-sol décoré d’un poste de pilotage d’avion. Orchestre des sixties sympa, bonne ambiance, une bonne adresse branchée.



STETTIN / FRANCFORT  790 km
Mercredi 31 juillet 2002

Je commence la journée sous la chaleur en recherchant une boutique qui commercialise la marque Victorinox. J’achète un couteau multi-fonction  pour Cédric pour 82 €, ce qui me paraît une affaire. Je me rends ensuite dans une école hôtelière privée. J’y découvre que les étudiantes y gèrent durant l’été un hôtel d’application « Elka-Sen » situé en centre-ville. 29 € la chambre simple, 43 € la double, un excellent rapport qualité / prix.

Camilla, la jeune réceptionniste appelle ses amies, Magdelena et Kasia, trop heureuses de cultiver leur anglais avec un « businessman » étranger. La directrice de l’hôtel se joint à nous et nous avons une discussion très intéressante. Elles sont à la fois enthousiastes et tristes de constater qu’elles n’ont pas d’avenir en Pologne. Elles m’expliquent leur rêve de travailler à l’étranger et en particulier en Angleterre. Il leur est incroyable d’apprendre que les jeunes français ne veulent plus travailler dans l’hôtellerie alors que les salaires français sont 5 à 6 fois plus élevés que ce qu’elles peuvent espérer gagner en Pologne. Je suis obligé d’insister sur les différences de niveau de vie. Il me semble qu’un salaire de 1000 Zlotys (300 €), salaire d’une réceptionniste d’un hôtel Ibis, d’une infirmière, d’une caissière de Carrefour  correspond à un salaire net français de 600 à 700 €. Le salaire moyen en Pologne est de l’ordre de 400 €.

Je prends la route vers 14 h par 32°. Berlin n’est qu’à 120 km. Autoroutes allemandes en béton, souvent à 3 voies, beaucoup de travaux, trafic intense, éoliennes. Sur la voie de gauche, les voitures roulent entre 160 et 200. De Berlin à Leipzig puis Erfurt la température diminue jusqu’à 21°.

A une heure de Francfort, dans un restaurant d’autoroute, perplexe devant la carte en Allemand, je m’adresse en Anglais à un homme qui mange un plat appétissant. Il me répond « franzosich». Je lui dis « moi aussi, et d"où ? » ; «de Bretagne ». «Ah, oui et plus précisément ?», « de St Malo »... Ainsi pour la première fois que je rencontre un français depuis 8 jours, c’est un chauffeur routier de Plerguer accompagné de son neveu scolarisé au collège de Moka...





FRANCFORT / St MALO

Jeudi 1ier août 2002

Départ de Francfort à 11 h. Arrivée vers 22 h à Rennes.
Bref, une trop longue journée de train qui m’a permis de trouver le temps pour rédiger ces lignes...




QUELQUES CHIFFRES
3600 km en 7 jours
5,3 Zlotis = 10 F = 1,52 €
ou approximativement 10 Zl = 3 €

Location voiture         230 €
Train aller/retour         230 €

QUELQUES SALAIRES
Infirmière                                                                  400 à 600 Zl               120 €
Soudeur débutant                                                      400 à 600 Zl               120 €
Soudeur qualifié                                                        900 à 2000 Zl                         270 € à 600 €
Chef  réceptionniste Novotel 25 ans d’expérience            1050 Zl                       305 €
Réceptionniste Ibis                                                    1000 Zl                       290 €
Caissière Carrefour                                                   1000 Zl                       290 €
Serveuse hôtel Hansa  20 € par jour pour 12 h - 15 jours de travail par mois soit : 300 €

QUELQUES PRIX
Un café                                              1 Zl     0,3 €
Un coca-cola                                      3 Zl     0,5 €
Un glace triple                                               0,5 €
Une bière                                                       1 €

Big Mac                                 6 Zl                 1,8 €
Cigarettes Marlboro               6 Zl                 1,8 €
Lunettes de soleil                   10 Zl               3 €

Velux  70 X 110                    468 Zl             135 €
Golden Retriever                   800/2000 Zl    260/600 €
Dériveur 470                              2000 Zl       600 €
Voilier 8m(ressemble à un Shipman 28) 58000 Zl    17000 €
Hôtel Ibis                                                       75 €
Hôtel Campanile à Cracovie                         130 €

Au restaurant
Spaghetti bolognese               12 Zl               3,6 €
Saumon au caviar                   30 Zl               9 €
Steak tartare                           11 Zl               3,1 €

Pizza                                       14 à 25 Zl       3,8 à 7 €

1979 JOUER A TRAVAILLER



En 1979, alors que récent chef d’agence ECCO à St Malo, j’étais jeune, beau et dynamique je me souviens très bien avoir eu un rendez vous un lundi matin  à 9 h avec un conducteur de travaux de GTM (Grands Travaux de Marseille).

 Mon interlocuteur m’apprend que cette grande entreprise nationale de travaux publics, venait d’emporter l’appel d’offre concernant la route à 4 voies Dol/ Dinan. Et moi, qui croyait que cette route n’en était encore qu’à l’état de projet !

Notre entretien a été cordial. Ce fut un tour d’horizon des possibilités de trouver le personnel qualifié dont il aurait besoin dans 6 mois : conducteurs d’engins divers, chauffeur PL… une cinquantaine d’emplois intérimaires durant une année. En clair, pour une année,  c’était une rente assurée pour une petite agence d’intérim locale.

A la fin de l’entretien, il me demande s’il pouvait disposer d’une secrétaire et d’un homme à tout faire pour l’après midi même. Il me laisse sa carte de visite à en tête de GTM.

Afin de lui montrer notre efficacité, je lui met à disposition, Michel Ferron, l’un de nos meilleurs intérimaires et, chez nos voisins EUROPCAR, il loue une R18 break.

48 h plus tard, le mercredi, notre contrat de travail adressé pour signature à l’adresse indiqué sur la carte nous revient : «  inconnu à l’adresse indiqué ». Nous en concluons à une erreur de la Poste. Toutefois, après un appel à la société, nous découvrons que si l’adresse a bien été celle de GTM, il y a 10 ans qu’ils ont déménagés… 

Ce même jour, Europcar, s’aperçoit qu’une voiture louée un soir a été rendue le lendemain matin avec 1000 km parcourus dans la nuit… Je téléphone à Mr Berre qui me rassure et me demande si je pouvais lui fournir une call-girl…

Le jeudi, déjeunant avec ma concurrente de chez BIS, je découvre que, elle aussi, a délégué  du personnel intérimaire.  Elle m’apprend que GTM a loué la totalité du dernier étage de l’immeuble à peine terminé de la rue Jean Jaurès (BNP). J’apprendrais la semaine suivante, qu’il a fait équiper la dizaine de bureaux de postes de télévision !

Nous «  sentons » quelque chose d’anormal. Je téléphone de nouveau chez GTM pour savoir si Monsieur Berre fait partie de leur personnel. Réponse évasive du service du personnel : «  nous allons faire des recherches, rappelez la semaine prochaine. »

Le jeudi, je rencontre Michel Ferron qui se » marre ». Il a effectué du »piquetage » dans des champs de  Baguer-Pican. Il apprend donc aux  agriculteurs qui le surprenne sur leur terre que l’ »autoroute » allait passer dans leur champ !

La secrétaire a tapé des courriers à toutes les autorités de la région, préfet, maire, député… commandé des livraisons de plusieurs dizaines de tonne de graviers aux carrières EVEN pour la Chambre de Commerce…

Le vendredi, jour du paiement des acomptes, Michel Ferron m’apprend qu’il a passé sa journée à mesurer la rue du Jerzhual  (rue pavée en site classé) à Dinan afin de la bitumer ! Il trouve son patron bizarre.

C’en est trop. Il est certain qu’il y a un « lézard » mais lequel ?

Le lundi matin, Mme Berre vient me rencontrer et m’apprend que son mari a été interné en psychiatrie une nouvelle fois...

Il sévira des années plus tard en construisant une portion d'autoroute dans la région d'Alençon puis en 2010 lors de catastrophe de La Faute sur mer.


Daniel BONNEFOY   

mai 2005. Faut-il se couper un doigt aujourd’hui ou un bras dans 15 ans ?


Les Français découvrent enfin que les décisions de la Commission européenne priment sur celles des gouvernements en place. Et que la majorité des 24 autres pays de la Communauté Economique Européenne ne partagent pas nos priorités, loin s’en faut.

A juste titre, on reproche depuis longtemps le pouvoir exorbitant ( voir en annexe ) des Commissaires européens. Quand la Constitution sera adoptée, la Commission ne sera plus un groupement de technocrates à l’abri de tout contrôle. Trois institutions  contrôleront son travail, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Ces institutions sont : le Parlement européen, qui élira le Président de la Commission. Le Conseil européen, composé des chefs de gouvernements, qui sera responsable de la définition de la politique européenne et le Conseil des ministres qui aura lui aussi un pouvoir de contrôle de la législation européenne. Cette Constitution tant décriée permet pourtant de limiter l’influence de ces commissaires d’une manière considérable.

Il y a quelques années, lorsque plusieurs pays ont élu des dirigeants « socialistes » : Blair, Shroeder, beaucoup se félicitaient que l’Europe soit sociale. Mais socialiste n’a manifestement pas le même sens en Angleterre, en Espagne ou en Allemagne…

Sous l’influence de ces pays dits socialistes, l’Europe est, pour nous français, jugée « libérale ». Conséquence de la désinformation orchestrée depuis des années, la majorité de nos compatriotes a intégré que seul le modèle français était porteur d’espoir, que le « libéralisme » était un ogre dévastateur, cause de tous leurs mots. C’est pourtant ce libéralisme tant décrié qui permettra de réduire les déficits sociaux français actuels, et entraînera indirectement une progression du pouvoir d’achat de chacun d’entre nous. Accessoirement, il diminuera l’influence de la fonction publique en France et contribuera sûrement à limiter notre colossale dette publique.

Comment les Français, les Allemands, les Italiens peuvent-ils espérer convaincre Varsovie,  Stockholm, Londres qu'ils apportent de meilleurs choix ?  Ces pays ont perdu la bataille idéologique parce que leurs arguments sont contredits par la pauvreté de leurs résultats économiques et sociaux. Il ne faut alors pas s'étonner de voir « l'Europe anglaise" progresser au dépens de la « vieille Europe ».

Les trois pays scandinaves : Danemark, Suède, Finlande se classent aux premiers rangs mondiaux pour la croissance, l'innovation et les avantages sociaux. La Grande-Bretagne connaît, elle, sa plus longue période de forte expansion depuis 300 ans !

Les dix nouveaux membres de l'Union qui bénéficieront fortement de cette Europe comme en ont bénéficié dans la dernière décade l’Espagne ou le Portugal ne s’y trompent pas. Et la progression fulgurante de l’économie de ces pays n’a pas entraîné le nivellement par le bas tant redouté chez nous. 

L’Europe du pessimisme, de la croissance en panne, du chômage inexorable, des systèmes sociaux rongés par les déficits, concerne principalement la France, l'Allemagne et l'Italie. Ce sont ces pays qui, pesant 70 % du PIB global, ralentissent l'attelage et accentuent le décrochage avec les Etats-Unis.


Daniel BONNEFOY

VIKING… Ni Normand, ni Breton, Malouin suis…

Ma maman, Chaloupe, était « agricultrice » dans une ferme sur les bords de la Rance près de St Malo. Il y a 10 ans avec mes deux frères, qu’est-ce qu’on à joué avec les pommes de terre dans la paille ! C’était super.

A trois mois, Marine m’a appelé Viking et j’ai déménagé dans sa maison, au bord de la mer. La première nuit, j’ai un peu pleuré mais j’ai vite compris qu’il fallait demander pour faire pipi dehors.



Je suis monté une fois à l’étage visiter les chambres mais n’ait pas recommencé parce qu’ »il faut pas ». Au début, ma maîtresse m’a autorisée à venir faire des câlins sur le canapé. Pour dormir, c’est très bien aussi. Depuis longtemps, je suis tranquille le soir, « ils » n’osent plus me déranger. Je leur laisse les fauteuils…

Je comprends plus de 50 mots mais, des fois, je fais semblant de ne rien comprendre. Surtout, quand la promenade se termine.

Mes maîtres disent que j’ai fait moins de bêtises que beaucoup de mes copains. Bien que je me promène tous les jours sur la plage de St Malo, je n’aime pas l’eau salée. Je me baigne seulement pour ne pas être ridicule devant  les copines. Il parait aussi que je mange peu, mais si je peux « piquer » une pomme de terre ou des noix, quel plaisir !

Ma maîtresse est très gentille, douce, affectueuse, câline, joyeuse, sociable. Quand quelqu’un lui parle mal, elle tourne le dos, jamais elle ne se bagarre, enfin presque.

 Bref, tout comme moi…






2004 DOUANES FRANCAISES, un service public ?




En janvier 2004, les médias régionaux (Ouest France, M6 Rennes, FR3 Bretagne, Le Pays Malouin) ont ouvert leurs micros et leurs colonnes aux équipages des vedettes de douanes de St Malo. C’est ainsi que, comme beaucoup,  j’ai appris la décision de leur Direction nationale, à leurs yeux aberrante,  de supprimer l’une des deux vedettes malouines pour la remplacer par un patrouilleur plus important basé à Brest.

Les raisons invoquées par les équipages étaient que l’on laissait la porte ouverte aux trafics, sous entendus nombreux, du fait  de la présence des iles anglo-normandes de Jersey et Guernesey. Parmi les missions effectuées par les vedettes de St Malo, les équipages mentionnent prioritairement la surveillance des sites archéologiques sous-marins et la surveillance des pêches. J’ai été surpris de constater qu’ils ne faisaient jamais état d’arrestations de trafiquants de drogue et autres. Un oubli, sans doute…

Connaissant l’activité de douaniers dans d’autres ports, j’ai pourtant eu un doute.
Plaisancier, je me suis souvenu de mes quelques « contacts » avec cette administration.
La mémoire m’est revenue sur un contrôle que j’ai subi en mer le 28 janvier 2000 au large du Cap Fréhel.

Ce jour là, je partais avec deux amis pour un périple de trois semaines en voilier qui nous menait de St Malo en Corse. Après une longue période de mauvais temps, la Bretagne bénéficiait enfin d’un bel anticyclone. Par un vent froid de nord-est, nous sommes partis à 15h depuis le ponton visiteur du port des Bas-Sablons. La famille, les amis étaient là. En tout une quinzaine de personnes qui ne passaient pas inaperçues  dans un port désert. Notre bateau était stationné face de la vedette ARCOA des Douanes ou ses occupants s’affairaient.

Une heure plus tard, entre Banchenou et le Cap Fréhel, cette même vedette est venu à notre hauteur nous demander de mettre en panne pour un contrôle. Mise à l’eau de leur zodiac, venue à bord, contrôle des papiers du bateau exclusivement. Le douanier a passé cinq minutes à notre bord avant de regagner le sien. Puis la vedette s’en est retournée vers St Malo… Une grande journée de travail ! Sur le livre de bord est sans doute mentionné , « Contrôle voiliers de plaisance », ce qui justifie une sortie par une belle journée ensoleillée d’hiver et la prime qui va avec….

Il s’avère que, Malouin, je passe quasi-journellement au bassin Vauban, où stationne la vedette. Depuis janvier, date de cette tempête médiatique, j’ai constaté que cette vedette était en mer le 14 mars. Coïncidence, cela correspond à la première journée de beau temps que nous avons eu après la longue période de froidure de février.  Pour être parfaitement honnête, j’ai constaté que ce bateau avait effectué au moins trois autres sorties entre mars et mai !

Je serais curieux de connaître quelle mission d’importance justifiait cette sortie après cinq semaines d’inactivité.

Depuis cette date, l’un de mes amis m’a indiqué que l’un des marins de cette vedette qui donne régulièrement « un coup de main « dans un chantier naval local indique à ses amis qu’il « part à son travail annexe » quand il doit travailler pour les Douanes…


Daniel BONNEFOY

2004 « GREENPEACE, champions de la manipulation...

Depuis le samedi 2 octobre 2004, les médias ( TF1 un peu, Fr 2 avec deux directs, France Info assidûment ) nous "informent" qu'un cargo chargé de plutonium est attendu à Cherbourg mais surtout que des manifestants de Greenpeace veulent l'empêcher d'accoster.


Le fameux cargo est arrivé le mercredi 6. Depuis 5 jours, nous avons été « matraqué » par l'information: « il est attendu, il va arrivé, il arrive, il est arrivé... « Loin de moi l'idée de juger de la pertinence de ce transport mais il s'avère que j'étais présent dans le port de Cherbourg le samedi 2 octobre.

J'y ai constaté que 14 voiliers accompagnés de quelques canots étaient présents. Le voilier le plus long, Akela, mesurait seulement 13.5m * ! Le nombre de manifestants ne dépassait pas 100 personnes dont probablement un pourcentage important de " semi-professionnels" de Greenpeace.

D'autre part, quelle est la crédibilité d'Eugène Riguidel que j'admire par ailleurs pour sa gouaille et sa qualité de navigateur de 1974 à 1979. C’était il y a 25 ans. Depuis, on sait bien, à La Trinité sur Mer où il vit, dans quelle déchéance il est tombé depuis une dizaine d'années.

Et pourtant, il serait  le plus représentatif pour s'exprimer au nom de Greenpeace lors de deux directs sur France 2 parce qu’il a gagné deux régates* dans sa vie,  il y a 25 ans?

100 manifestants justifient ils autant d'audience?

Les journalistes ne sont ils pas capables de voir qu'ils sont manipulés? Je crains plutôt que cela ne soit de la complaisance, voire de la complicité.

Ou est donc passée la fameuse déontologie dont ils se targuent si souvent.

NB : Ce voilier de St Malo est AKELA à mon copain JP P.... loué cher depuis 6 mois en vue de cette opération



Daniel BONNEFOY 2004